Me voilà, écrivant la reseña de la dernière corrida de la saison américaine du jeune Adame.
Adame habillé de bleu marine et or. Es dit "maxima figura de la temporada" par le journaliste commentant le festejo.
Premier astado:
Toro de l'élevage Begoña de 485kg et de nom "Cesar"... Présente peu de forces mais saute par-dessus les tablas. Provoque une bonne panique et un blessé.
Débute par chicuelinas. Le toro est faible et Adame le fait peu piquer. Le public l'ovationne et lui montre son appui ("no hay duda que el publico esta a su favor"). Il procède à la pose des banderilles: première paire médiocre certainement dûe à la gène causée par sa blessure, deuxième plutôt bonne et dernière de dos en trottant pour provoquer la charge de l'animal qui est assez éteint.
Pris! Heureusement plus de peur que de mal... Aucune blessure apparente mais un costume porté que pour la deuxième fois détruit au niveau de la jambe droite de la taleguilla. Le toro le regarde, le fixe et Adame passe un mauvais moment. Mais il a de "grandes reflejos porque es un gran torero".
Il torée avec temple et poderio ce toro compliqué et le public ainsi que le journaliste se montrent de plus en plus enthousiaste au fur et à mesure de la faena.
Pris de nouveau! "Otro momento de drama intenso...Sin daño afortunadamente".
Il tue d'une demie épée un peu tendida et arriba, mais foudroyante.
La présidence lui octroie une oreille et cède à la forte pression du public en lui offrant un segond appendice.
Deuxième astado:
Toro n° 415 de l'élevage Mimiahuapam de nom "Buena Onda". Toro compliqué et distrait qui n'a reçu qu'un seul châtiment.
Selon les commentateurs ce toro ne permettait pas à un matador de briller par la pose des "palos" étant donné qu'il était de très petite noblesse, mais le publique les réclame et Joselito rempli les trois tercios de tous ses contrats, ou alors les annule. Aux poses, il se distrait et se fait chasser par l'animal... Les cris montent...Le toro a compris où se trouvait le véritable ennemi et cherche du piton droit la cuisse droite du jeune matador lequel décide de le toréer par de belles naturelles qui mettent en valeur (tant que fair se peut!) son adversaire. C'est un toro qui charge brutalement et violemment et José garde la distance adécuate, ne l'étouffe pas et nous fait des passes réunies longues et templées. Cependant, la faena va "a menos" car l'animal ne permet rien d'autre: il n'humilie pas (ou peu), et garde la tête à mi-hauteur.
Enfin, Adame procède à la mise à mort, qui n'est pas brillante: deux pinchazos, un pinchazo hondo mais de loin insuffisant, puis le descabello fatal...
Est interviewé un certain Paco *** qui dit de Joselito: "Joselito Adame trae la escoba! Va a poner las cosas en su sitio. Es un TORERO tan joven, con la cabeza bien metida, un valor templado y un corazon por delante..."
Est interviewé Joselito à la fin du quatrième toro: il dit être content de comparaître dans cette arène de Guadalajara qu'il considère être un talisman pour lui, et avec de tels compagnons mais rajoute qu'il a passé un mauvais moment pendant la voltereta qui par chance ne l'a pas blessé. Et lorsqu'on lui demande ce qu'il ressent, il répond: "Me siento muy motivado pero tambien conlleva mucha responsabilidad a sabiendas de que solo pasaron cinco meses desde que tomé la alternativa". Enfin, quand le journaliste lui demande par curiosité quels ont été les mots qu'il a adressés à Cesar Rincon lors de son brindis, il dit qu'il l'a félicité pour son importante carrière et tout comme il lui avait brindé le premier becerro qu'il avait mis à mort, il lui brinde son dernier toro avant sa despedida de Mexico, puis rajoute qu'il a été l'un des toreros exemples pour lui.
Je ferais remarquer que, selon les commentateurs toujours, l'aficion de Guadalajara est une aficion sévère et difficile, et qu'il faut pouvoir en être à la hauteur. Or l'aficion l'a soutenu, l'a acclamé... Ce qui signifie que les deux appendices étaient mérités, et bien qu'il soit "un torero novel", il assimile et progresse de jour en jour, notemment en observant les maestros à l'oeuvre, comme aujourd'hui, dans le redondel.
Candice M.